Rapport du président de l’APEQ au Conseil provincial 2018

Rapport du président de l’APEQ au Conseil provincial 2018

Cette année, ce rapport est plus long qu’à l’habitude car il tient compte de l’implication de tous les membres de l’équipe de l’APEQ dans l’ensemble des dossiers traités par l’organisation. Les dossiers dans lesquels nous nous sommes impliqués cette année sont en lien, d’une part, avec le plan d’action adopté par l’APEQ pour l’année 2017-2018 et, d’autre part, avec notre implication directe ou indirecte quant aux enjeux pédagogiques et politiques d’intérêt pour nos membres en cours d’année scolaire.

Dans le domaine des relations de travail, nous avons continué d’apporter le meilleur support possible au quotidien à nos syndicats locaux. Il importe de souligner l’excellent travail réalisé en cette matière par nos conseillers Nancy Champagne et Olivier Dolbec, notre avocat et conseiller Daniel Notardonato et notre directeur exécutif Alan Lombard.

Dans le même domaine, nous avons décidé de nous intéresser plus particulièrement à deux enjeux principaux en cours d’année. D’une part, la question du climat de travail et de la gestion des conflits en milieu de travail. Nous avons décidé d’aborder ce dossier d’une manière différente et innovatrice en impliquant tous les partenaires concernés, soit les directions générales des commissions scolaires, les directeurs des ressources humaines, les directions d’écoles et, évidemment, vos représentants syndicaux au niveau local. L’année a été consacrée aux discussions et surtout à la planification d’une session de formation conjointe qui se tiendra en octobre prochain. Compte tenu de la complexité d’une telle entreprise, nous devons souligner l’excellent travail accompli par le comité et le sous-comité qui nous ont permis d’arriver à un consensus quant au contenu et à l’organisation de cette première session. L’objectif principal est de sensibiliser les différents partenaires à cet enjeu, mais surtout d’en arriver à adopter des approches plus efficaces localement dans la gestion de situations aussi complexes et sensibles. Notre intention, qui est également partagée par l’ensemble des acteurs impliqués, est de poursuivre sur cette lancée afin d’aborder d’autres questions d’intérêt commun qui affectent nos membres et d’aider à mieux résoudre les problématiques auxquelles ils et elles sont confronté(e)s.

L’autre enjeu que nous avons décidé d’aborder est celui de la violence vécue par les enseignant(e)s en milieu de travail. Enjeu d’actualité s’il en est, nous avons conçu et administré un sondage auprès de nos membres afin, dans un premier temps, de brosser un portrait réaliste et crédible de la situation. Les résultats du sondage sont présentement en cours d’analyse et vous seront dévoilés dans les prochaines semaines. L’objectif de la démarche est également d’en arriver à une série de recommandations qui nous permettront de proposer des solutions concrètes, des protocoles et des politiques afin que, d’une part, cette réalité soit prise au sérieux par l’employeur et, d’autre part, que des mesures soient adoptées afin d’améliorer l’environnement de travail des enseignant(e)s. Dans ce dossier, il est essentiel de souligner l’excellent travail réalisé par notre conseillère Nancy Champagne et le travail rigoureux accompli par notre stagiaire Michäel Badeau, avec le support de son professeur Jean-Noël Grenier ainsi que de Sherri Brown, chercheuse à la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants (FCE).

Dans l’optique de continuer à renforcer la capacité de nos syndicats locaux, une série de formations d’ordre technique ont été dispensées en cours d’année. Elles ont porté autant sur les paramètres budgétaires, la retraite et les assurances, les droits parentaux, la santé et la sécurité au travail, en plus de toucher le processus d’adoption des normes et modalités en évaluation. C’est notre intention de continuer à offrir davantage de formations qui permettrons à nos affiliés de se perfectionner et d’offrir à leurs membres le meilleur service possible. Merci à toute l’équipe de conseillers qui ont contribué à faire de ces formations un succès.

Le dossier pédagogique et de la vie professionnelle prendra, au cours des prochaines années, de plus en plus d’importance. Non seulement ces questions sont au centre de ce que les enseignantes et les enseignants font au quotidien, elles constituent également le point central de notre expertise.

Cette année, nous avons abordé, en premier lieu, le thème du développement professionnel et de la formation continue du personnel enseignant en développant un sondage qui a été administré au cours de l’hiver. Encore une fois, les résultats sont en cours d’analyse et seront dévoilés dans les prochaines semaines. Les résultats de l’enquête nous permettrons, entre autres, d’appuyer notre argumentaire quant à un enjeu d’actualité, celui de la possible création d’un ordre professionnel, mais également de constituer une base de discussion avec les commissions scolaires et le ministère lorsqu’il s’agira d’aborder les besoins des enseignant(e)s en cette matière. Nous avons établi un système en utilisant une méthode d’échantillonnage aléatoire qui nous permettra de consulter davantage les membres sur différents enjeux, d’arriver à des résultats valides et représentatifs, tout en limitant le niveau de sollicitation des membres. À ce titre, nous devons souligner l’implication particulière de notre directeur exécutif Alan Lombard, ainsi que l’excellent travail réalisé par notre conseiller Jean-Paul Fossey.

La politique sur la réussite éducative dévoilée en juin dernier par le ministre de l’Éducation a également fortement sollicité notre contribution. Nous avons pris part à nombre de consultations et développé et soumis des avis ou des mémoires quant à plusieurs enjeux ou orientations. Qu’on parle de la proposition de créer un institut d’excellence en éducation, de la construction d’une vision pour une formation professionnelle du 21èmesiècle, de l’adoption d’un nouveau mode de financement pour les EHDAA, ou de l’avenir du secteur éducatif anglophone au Québec, nous avons porté votre point de vue sur toutes les tribunes auxquelles nous étions conviés. Nous avons également interpellé le gouvernement et d’autres organismes tel le Conseil supérieur de l’éducation, souvent avec nos partenaires de la FSE/CSQ, sur nombre d’enjeux qui vous concernent. Que ce soit au sujet de l’implantation précipitée du programme d’éducation à la sexualité, de la question de la diversité et de l’inclusion en milieu scolaire, de la vétusté de nos écoles, ou encore de la disponibilité du matériel pédagogique en anglais pour nos enseignants de la FP et de la FGA, nous sommes intervenus avec vigueur afin de faire valoir vos préoccupations.

En ce qui concerne le Congrès annuel de l’APEQ, unique à notre organisation, nous avons opéré, comme vous le savez, d’importants changements tant au niveau de l’emplacement que du processus de sélection des ateliers qui vous sont proposés. Le processus d’amélioration se fait en continu et nous tenons compte de vos commentaires et de vos recommandations afin de vous offrir, au cours des prochaines années, un événement à la hauteur de vos attentes.

Dans le dossier des assurances, nous avons complété le processus d’appel d’offre entamé l’année précédente qui nous a permis de bonifier l’entente avec l’Industrielle Alliance, de limiter l’augmentation des primes pour les membres et d’assurer, pour les années à venir, la pérennité de notre plan d’assurances. Nous devons souligner la contribution du Comité des régimes autofinancés, du conseiller Paul Barnes et l’implication directe de notre directeur exécutif Alan Lombard dans ce dossier. Il est aussi important de mentionner que nous mettons toujours à votre disposition le service d’aide en ligne Starling Mindsqui constitue un complément intéressant à l’offre de programmes d’aide aux employés offerts par les commissions scolaires.

En termes de communications, nous avons poursuivi le développement et l’amélioration de notre site web, et nous sommes assurés de sa mise à jour constante afin qu’il constitue pour nos membres et nos affiliés un outil d’information utile et dynamique au bénéfice des enseignantes et enseignants que nous représentons. Nous devons souligner l’excellent travail de refonte et d’administration quotidienne fait par notre conseillère Julie Montpetit en ce domaine. Il est également essentiel de reconnaitre l’assiduité avec laquelle les actions et implications de l’APEQ sont mises à jour et diffusées par Julie sur les médias sociaux. Autre initiative mise de l’avant par Julie, la production d’un magazine en ligne qui fera état de l’ensemble des réalisations et implications de l’APEQ en cours d’année scolaire. Il sera lancé en juin et transmis à l’ensemble de nos membres. En prévision des élections mais surtout des prochaines négociations, nous comptons utiliser les médias sociaux plus efficacement et vous mettre à contribution, les membres de l’APEQ, pour atteindre l’ensemble nos objectifs.

Fait à noter, nous avons également poursuivi nos contacts avec nos futurs collègues par nos présentations aux cohortes de quatrième année des programmes en enseignement et ce, dans les trois universités anglophones du Québec : Bishop’s, McGill et Concordia. Nous avons l’intention de continuer à tisser des liens avec les universités afin de travailler sur des projets communs et susciter davantage d’échanges avec les milieux de pratique.

Finalement, nous devons souligner l’étroite et précieuse collaboration avec nos partenaires de la FSE/CSQ sur plusieurs dossiers d’intérêt commun, tant en relations de travail que sur des enjeux d’ordre pédagogique. Qu’on parle du dossier de l’Éducation à la sexualité, du nouveau mode de financement EHDAA, des règles budgétaires, ou encore du dossier de l’équité salariale, le travail réalisé ensemble ne peut être que bénéfique pour l’ensemble de nos membres. La préparation de la prochaine négociation arrive à grands pas et c’est ensemble que nous aborderons cette prochaine ronde. Comme la dernière fois, notre mobilisation commune sera déterminante quant aux résultats que nous serons en mesure d’obtenir pour nos membres.

Notre travail avec nos partenaires de la FCE et nos échanges avec nos collègues des autres fédérations canadiennes continuent de contribuer à enrichir nos points de vue, à consolider nos actions et à mieux défendre notre système d’éducation publique. La question de la violence en milieu de travail ainsi que le dossier plus pointu du projet de loi sénatorial C-206, qui viendrait remettre en question, entre autres, les protections dont les enseignant(e)s disposent à l’heure actuelle en vertu de l’article 43 du code criminel, sont autant d’enjeux dont la collaboration commune bénéficiera à nos membres.

2018-05-15T14:00:27+00:00