Le 17 décembre, le Comité patronal de négociation pour les commissions scolaires anglophones (CPNCA) a déposé sa contre-offre à notre équipe de négociation de l’APEQ.

C’est avec beaucoup de déception que l’APEQ a reçu cette contre-offre. Si le gouvernement veut valoriser la profession enseignante, ceci n’est pas reflété dans les propositions du CPNCA. En fait, ce dépôt patronal est une attaque directe au professionnalisme enseignant et un accroissement de leurs responsabilités.

Voici quelques-unes des principales exigences :

Pour tous les enseignantes et les enseignants (primaire, secondaire, éducation des adultes et formation professionnelle) :

  • Augmenter le nombre d’heures de présence à 35 heures, et établir que la prestation de travail s’effectue au-delà du temps de présence jusqu’à 40 heures;
  • Augmenter la tâche assignée;
  • Rendre obligatoire le développement professionnel continu et l’inclure dans leurs fonctions générales;
  • Réviser les responsabilités générales de l’enseignante ou de l’enseignant dans la convention collective (leurs rôles au sein de la vie de l’école et dans la culture de collaboration, leur contribution au sein d’une équipe multidisciplinaire à la mission de l’établissement, etc.);
  • Participer de façon obligatoire aux mesures d’insertion professionnelle;
  • Réviser les dispositions relatives aux mouvements de personnel (la notion du rayon de 50 km).

Secteur du primaire et du secondaire :

  • Réviser la formation des groupes (revoir la pertinence de la notion de moyenne, revoir les règles de formation des groupes d’élèves au premier cycle du secondaire, ajout des motifs de dépassement des maximas);
  • Abolir la pondération a priori pour les élèves en difficulté intégrés en classe ordinaire;
  • Augmenter le temps moyen d’enseignement au niveau secondaire;
  • Introduire la notion de responsabilité de l’enseignante ou de l’enseignant d’adapter sa démarche pédagogique en fonction des besoins de chacun des élèves;
  • Réviser l’annexe XXIX (Nombre minimum d’enseignants(es) et d’enseignants(es)-ressources);
  • Réviser les rôles et augmenter les responsabilités des enseignantes et des enseignants;
  • Réviser la définition de la récupération au primaire afin qu’elle puisse être effectuée auprès de tous les élèves de l’école.

Éducation aux adultes :

  • Inclure la possibilité de travail la fin de semaine.

Formation professionnelle :

  • Inclure, dans la semaine régulière de 40 heures, la possibilité de travailler la fin de semaine;
  • Revoir les conditions d’engagement pour le personnel enseignant auprès de la clientèle internationale;
  • Revoir l’obligation d’avoir quatre semaines de « vacances » pendant le mois de juillet.

« Je suis tellement déçue ! Le gouvernement a décidé, une fois de plus, de dénigrer la profession d’enseignant. Les enseignantes et les enseignants ont toujours fait de leurs élèves leur priorité. Lorsque nous améliorons leurs conditions de vie, nous améliorons celle des élèves. Les offres patronales ne contribuent en rien à améliorer les conditions de travail des enseignants ni à améliorer les services aux élèves. Il s’agit d’une proposition d’austérité en période de surplus budgétaire du gouvernement. Nous sommes loin de valoriser la profession enseignante. C’est honteux. »

Heidi Yetman
Présidente de l’APEQ