Dans cette section, vous trouverez de l’information sur les outils de négociation et de mobilisation que vous pourriez utiliser pour appuyer l’APEQ ainsi que votre syndicat local pendant cette période, entre autres:

  • Une bannière de mobilisation que vous pouvez ajouter à votre signature électronique
  • Un slogan de mobilisation que vous pouvez ajouter à votre photo de profil sur Facebook
  • Des diapositives sur les médias sociaux, qui expliquent nos revendications
  • Les nouvelles « INFO-NÉGO » incluant les dernières mises à jour sur les négociations

Un message de la présidente de l’APEQ, Heidi Yetman (décembre 2019)

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INFO-NÉGO

En ce temps de crise, la situation évolue à vitesse grand V. Le contexte de négociation d’il y a trois semaines n’existe plus aujourd’hui. Le gouvernement a décidé, le 23 mars dernier, qu’il fallait absolument régler l’ensemble des conventions collectives avant le 29 mars prochain. Avec des conditions de confinement telles que nous les connaissons, nous sommes loin d’être dans des conditions optimales pour répondre.

Malgré cette situation, nous avons travaillé avec nos collègues du cartel (CSQ et FSE) à élaborer une contre-proposition afin de sécuriser et de protéger les intérêts de nos membres.

Notre contre-proposition

1. Paramètres salariaux

2,2 % au 1er avril 2020

2,2 % au 1er avril 2021

2 % au 31 mars 2022

Une clause de protection du pouvoir d’achat si l’inflation est supérieure à 2,2 % pour chacune des années;
Un mécanisme d’ajustement pour les augmentations de 2021 et 2022, si l’économie se redresse rapidement (avec indicateurs économiques).
2. Au niveau de négociation sectorielle : une enveloppe budgétaire qui y est consacrée, à négocier jusqu’au 30 juin 2020 ou plus tard, selon la conjoncture. Les enveloppes sont garanties.
3. Des mesures temporaires pour les personnes salariées qui travaillent dans les services essentiels (réseau de la santé, services de garde et services afférents).

Cette contre-proposition a été présentée aux représentants du Conseil du trésor le soir du 25 mars. Nous sommes en attente d’une réponse patronale. Notre objectif tout au long de ce processus accéléré, de par la volonté du gouvernement, sera de protéger les intérêts des membres que nous représentons.

La négociation, c’est parti!
le 6 février 2020

Le 18 octobre dernier, nous avons déposé nos demandes sectorielles. C’est le 17 décembre que nous avons reçu la réponse patronale à nos demandes. Voici les grandes lignes de nos demandes et la réponse patronale correspondante. Il est important de noter que le dépôt patronal est sous forme de principes larges et pas toujours précis. Cependant, nous pouvons facilement présumer des modifications recherchées.

Notre demande La réponse patronale
Notre demande inclut une diminution du nombre d’élèves par groupe en maternelle 4 et 5 ans ainsi qu’en première année du primaire. La réponse patronale est une remise en question de la pertinence d’avoir une moyenne commission scolaire ainsi qu’une augmentation du nombre de raisons pour justifier le non-respect des maxima d’élèves par groupe. Revoir (à la hausse) le nombre d’élèves par groupe au premier cycle du secondaire.
Pour les élèves EHDAA, nous demandons d’avoir plus de classes spéciales, de rendre obligatoire l’obtention de services pour les élèves, de limiter la durée du statut d’un élève à risque, de prendre en considération le nombre de plans d’intervention lorsque vient le temps de déterminer le nombre d’élèves dans un groupe. La réponse patronale est de retirer la pondération à priori pour les trois types d’élèves y ayant droit; de préciser que l’enseignante ou l’enseignant doit avoir mis en œuvre des stratégies d’intervention pédagogiques ou sociales avant de demander des services; de revoir les fonctions et responsabilités des enseignantes et enseignants lors de l’élaboration du plan d’intervention particulièrement dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi du plan.
Au regard de la tâche, nous visons, au préscolaire et au primaire, une diminution de temps d’enseignement. Pour nous tous, une diminution du temps assigné et une augmentation du temps de nature personnelle ainsi que le retrait de la surveillance autre que celle en lien avec l’accueil et les déplacements. La réponse patronale est d’augmenter le temps de présence à l’école, le temps assigné et préciser que notre semaine de travail est de 40 heures. À l’éducation aux adultes et à la formation professionnelle prévoir que la semaine de travail est de sept jours tant de jour que de soir. À cela s’ajoute une obligation de disponibilité pour répondre à des besoins spécifiques, ponctuels ou urgents.

La réponse patronale est une remise en question de la pertinence d’avoir une moyenne commission scolaire ainsi qu’une augmentation du nombre de raisons pour justifier le non-respect des maxima d’élèves par groupe. Revoir (à la hausse) le nombre d’élèves par groupe au premier cycle du secondaire.

La réponse patronale est de retirer la pondération à priori pour les trois types d’élèves y ayant droit; de préciser que l’enseignante ou l’enseignant doit avoir mis en œuvre des stratégies d’intervention pédagogiques ou sociales avant de demander des services; de revoir les fonctions et responsabilités des enseignantes et enseignants lors de l’élaboration du plan d’intervention particulièrement dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi du plan.

La réponse patronale est d’augmenter le temps de présence à l’école, le temps assigné et préciser que notre semaine de travail est de 40 heures. À l’éducation aux adultes et à la formation professionnelle prévoir que la semaine de travail est de sept jours tant de jour que de soir. À cela s’ajoute une obligation de disponibilité pour répondre à des besoins spécifiques, ponctuels ou urgents.

Comme vous pouvez le constater, l’écart est gigantesque entre notre vision des améliorations nécessaires et leur vision de ce qui améliorerait nos conditions de travail, car la partie patronale prétend avoir cet objectif d’améliorer les conditions de travail des enseignantes et enseignants afin d’attirer plus de jeunes dans la profession.

Des offres patronales décevantes et méprisantes
février 2020

Dans le cadre des négociations 2020 et du renouvellement des conventions collectives, le gouvernement a déposé, le 17 décembre dernier, ce qui devait constituer ses demandes patronales sectorielles. Loin de répondre à ce que nous demandions, ces offres constituent un affront envers les enseignantes et enseignants et sont en complète rupture avec les discours et les engagements du gouvernement en éducation.

En réponse à nos propositions syndicales, le gouvernement a présenté 91 demandes patronales, dont plusieurs entraîneraient une augmentation de tâche. Un grand nombre de ces demandes se trouvaient déjà dans les offres patronales de la précédente ronde de négociations, comme si, depuis ce temps, il n’y avait eu aucun changement de gouvernement.

Voici les grandes lignes et les principaux points des demandes patronales, que nous avons mis en relation avec nos propositions syndicales. Vous pouvez en trouver l’intégralité sur notre site Web et auprès de vos représentantes et représentants syndicaux.

Taille des groupes

Propositions syndicales 1

Réduire la taille des groupes au préscolaire 4 et 5 ans, en 1re année de même que dans les classes spéciales.

Demandes patronales 1

Revoir la pertinence de la notion de moyenne au niveau de la commission scolaire pour l’ensemble des groupes de chaque type d’élèves;

Ajouter des motifs de dépassement des maxima aux quatre motifs actuellement prévus à l’Entente;

Revoir les règles de formation des groupes d’élèves au premier cycle du secondaire.

Analyse de la FSE-CSQ et de l’APEQ

Alors que nous demandons de réduire la taille des groupes dans ces niveaux cruciaux, la partie patronale remet en question la pertinence des moyennes et veut même multiplier les dépassements en ajoutant des motifs rendant possibles de tels dépassements!

On nous parle même de « … l’absence de corrélation entre le nombre d’élèves par groupe et la réussite éducative… ».

Élèves HDAA intégrés en classe ordinaire

Propositions syndicales 1

Augmenter le nombre de classes spéciales pour répondre aux besoins de TOUS les élèves chez qui cette option est jugée la meilleure après évaluation;

Simplifier le processus de reconnaissance des élèves HDAA et en réduire la durée;

Rendre obligatoire l’obtention de services pour les élèves HDAA;

Limiter la durée possible du statut d’élève à risque pour les classes ordinaires de la 2e à la 6e année du primaire des écoles ne se trouvant pas en milieu défavorisé et établir les maxima d’élèves qui tiennent compte du nombre de plans d’intervention de tout le niveau dans une même école.

Demandes patronales 1

Retirer la pondération à priori pour les trois types d’élèves visés au profit d’une approche de services qui tient compte de l’analyse des besoins et des capacités de chaque élève;

Clarifier le fait que l’enseignante ou l’enseignant doit avoir mis en œuvre des stratégies d’intervention pédagogiques ou sociales avant de demander des services;

Revoir les fonctions et les responsabilités des enseignantes et enseignants au sein de l’équipe du plan d’intervention, particulièrement dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi du plan.

Analyse de la FSE-CSQ et de l’APEQ

Il s’agit d’un alourdissement des classes comprenant des élèves actuellement pondérés à priori.

On laisse entendre que les profs ne commencent pas déjà par essayer différentes stratégies avant de demander des services. C’est insultant! De plus, cela crée l’obligation de faire part à la direction des mesures de remédiation qui ont été entreprises.

Au lieu de simplifier le proc

essus pour l’obtention de services, on veut ajouter des exigences et des responsabilités sur les épaules des profs!
On ne trouve rien sur la composition de la classe!

Lourdeur de la tâche, manque de temps et d’autonomie

Propositions syndicales 1

Au secondaire, à l’éducation des adultes (EDA) et à la formation professionnelle (FP), convertir une heure de la tâche complémentaire en travail de nature personnelle (TNP);

Au primaire, s’assurer que l’enseignement d’une heure par semaine en Arts ou en Éthique et culture religieuse (ECR) est assumé par une autre enseignante ou un autre enseignant que l’enseignante ou l’enseignant titulaire et remplacer cette heure par une heure de TNP;

À l’éducation préscolaire, réduire d’une heure et demie le temps de formation et d’éveil, et remplacer cette heure et demie par une heure de TNP et une demi-heure de tâche éducative autre;

Diminuer la tâche éducative des enseignantes et enseignants spécialistes en fonction du nombre de groupes et du nombre d’immeubles;

Retirer de la tâche des enseignantes et enseignants les surveillances autres que pour l’accueil et les déplacements, sans modifier la durée de la tâche éducative.

Demandes patronales 1

Inclure aux principes généraux :

  • le rôle de l’enseignante ou l’enseignant au sein de la vie de l’établissement afin de développer davantage une culture de collaboration,
  • la responsabilité de l’enseignante ou l’enseignant d’utiliser les moyens appropriés pour assurer la qualité de l’éducation à laquelle l’élève est en droit de s’attendre;

Renforcer l’obligation de développement professionnel continu de l’enseignante ou l’enseignant tout au long de sa carrière, de l’engagement dans un plan de développement;

SPréciser que le développement professionnel continu doit, entre autres, tenir compte des besoins des élèves et de l’utilisation optimale du numérique;

Prévoir que l’enseignante ou l’enseignant transfère le contenu de ses apprentissages (développement professionnel continu) dans sa pratique professionnelle;

Assurer une répartition plus équitable des tâches et une utilisation optimale des enseignantes et enseignants;

Assouplir les règles d’affectation des enseignantes et enseignants tout au long de l’année;

Prévoir une obligation de disponibilité pour répondre à des besoins spécifiques, ponctuels ou urgents;

Prévoir que l’enseignante ou l’enseignant participe activement à la mise en œuvre du plan d’engagement vers la réussite et du projet éducatif;

Prévoir que l’enseignante ou l’enseignant actualise ses approches selon les meilleures pratiques pédagogiques;

Introduire la responsabilité de l’enseignante ou l’enseignant d’adapter sa démarche pédagogique en fonction des besoins et des capacités de chacun des élèves qui lui sont confiés;

Ajouter l’obligation d’utilisation des outils numériques en soutien à l’apprentissage et pour certaines responsabilités pédagogiques et administratives;

Augmenter le nombre d’heures de présence à l’école et, conséquemment, l’horaire hebdomadaire;

Établir que la prestation de travail s’effectue au delà du temps de présence à l’école;

Augmenter la tâche assignée et l’amplitude quotidienne.

À la FP et à l’EDA
Organiser et superviser des activités étudiantes et y participer;

Participer activement aux activités promotionnelles du centre;

Prévoir la possibilité d’une complète annualisation de la tâche;

Prévoir que la semaine régulière de travail inclut la possibilité d’offrir des services éducatifs les fins de semaine.

Analyse de la FSE-CSQ et de l’APEQ

On constate une longue série d’éléments ayant presque tous comme point commun d’alourdir la tâche, d’ajouter des responsabilités et des obligations et de diminuer l’autonomie, mais aucune mesure d’aide, d’appui ou d’allègement de la tâche, qui déborde pourtant déjà de toutes parts.

Il s’agit de mesures coercitives relatives au développement professionnel qui laissent entendre que les enseignantes et enseignants ne se forment pas déjà et seraient réfractaires aux offres de formation.

Malgré le discours politique, plusieurs demandes sont de l’ingérence directe et injustifiable dans l’autonomie professionnelle!

The terms used (e.g. “relaxation”, “requirement to be available”, “optimal use”) lead directly or indirectly to a heavier workload.

Les termes utilisés, comme « assouplissement », « obligation de disponibilité » et « utilisation optimale », induisent directement ou indirectement un alourdissement de la tâche.

À la FP et à l’EDA

Ces ajouts ont pour but de rendre obligatoire ce qui est présentement volontaire tout en alourdissant la tâche.

Il s’agit d’une demande patronale de disponibilité 7 jours sur 7, tout au long de l’année!

Rémunération des enseignantes et enseignants

Propositions syndicales 1

Appliquer une majoration de 8 % à l’échelle de traitement de l’ensemble des enseignantes et enseignants;

Augmenter significativement les montants de compensation en cas de dépassement d’élèves;

Prévoir une rémunération additionnelle de 40 $ pour remplir tout formulaire exigé par une intervenante ou un intervenant externe à la commission scolaire dont la demande est approuvée par la direction de l’école ou du centre;

Bien sûr, obtenir les mêmes augmentations que celles consenties au secteur public.

Demandes patronales 1

Analyse de la FSE-CSQ et de l’APEQ

La partie patronale n’offre absolument rien dans son dépôt sectoriel, alors que c’était la meilleure occasion de montrer sa volonté d’améliorer la rémunération des enseignantes et enseignants.

Le gouvernement ne respecte même pas son engagement électoral de faire disparaître les 6 premiers échelons de l’échelle salariale.

Ce n’est pas comme ça que le gouvernement attirera de nouvelles candidates et nouveaux candidats, et gardera en poste les personnes qui exercent déjà la profession.

Précarité et entrée dans la profession

Propositions syndicales 1

IntAssurer un mécanisme d’accompagnement (mentorat) à participation volontaire en prévoyant une réduction du temps consacré aux cours et aux leçons pour les personnes mentores et les nouvelles enseignantes et les nouveaux enseignants;

À la FP, prévoir du temps dans la tâche complémentaire pour suivre des cours du baccalauréat en enseignement professionnel;

Augmenter les taux de suppléance occasionnelle;

Déplafonner le maximum rémunéré en ajoutant un taux pour les suppléances de plus de 270 minutes.

Demandes patronales 1

Introduire à l’Entente une obligation de participer aux mesures d’insertion professionnelle de la commission scolaire;

Prévoir que la réalité des nouvelles enseignantes et des nouveaux enseignants soit prise en compte lors de la répartition des tâches.

Analyse de la FSE-CSQ et de l’APEQ

La partie patronale parle de participation obligatoire et non volontaire.

Aucune réduction de tâche n’est prévue pour les mentors et mentorés.

Autres demandes patronales

Reconnaître l’expertise particulière et additionnelle de certaines enseignantes et certains enseignants;

Assouplir les dispositions actuelles pour pouvoir utiliser de façon optimale les ressources enseignantes orthopédagogues afin de mieux répondre aux besoins des élèves et des établissements;

Revoir les dispositions applicables aux enseignantes et enseignants mis en disponibilité;

Prévoir une période de préqualification au régime d’assurance salaire pour l’enseignant;

Prévoir qu’une enseignante ou un enseignant ne peut mettre fin à un congé sans traitement ou à un contrat de retraite progressive dans le but de bénéficier des prestations d’assurance salaire;

Prévoir des modalités particulières relativement au régime d’assurance salaire pour les enseignantes et enseignants qui reviennent au travail et qui bénéficient d’une rente de retraite d’un régime du secteur public administré par Retraite Québec;

Cesser le comblement de la différence entre l’indemnité de remplacement du revenu (IRR) versée par la Commission des normes, de l’équité,de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et le plein traitement de l’enseignante ou l’enseignant victime d’une lésion professionnelle.

Ce que la FSE-CSQ et l’APEQ en pensent

Est-ce qu’il s’agit des enseignantes et enseignants émérites dont parlait le ministre?

Le souhait patronal est de remettre en cause la sécurité d’emploi, incluant la règle du 50 km.

Dans le dépôt intégral, la partie patronale formule 9 demandes en lien avec l’assurance salaire et la protection en cas de lésions professionnelles. Toutes ces demandes laissent croire que quelqu’un du côté patronal trouve que les enseignantes et enseignants abusent du système!

The FSE-CSQ and QPAT have pointed out that, in their opinion, the Government has exhibited a clear lack of consideration for teachers, and instead of giving them oxygen, it has smothered them even more than last time.

The FSE-CSQ and QPAT cannot believe the Government truly sees these demands as any kind of solution to the problems experienced in schools, or as a response to the needs that teachers have expressed unequivocally over the years. The Government had promised changes to help teachers, and the disappointment is crushing for all those teachers who want true improvements to their working conditions and the problems they face. Teachers have put solutions on the table, but those solutions have not been taken up by the Government. More than ever before, we need to come together to improve our working and teaching conditions. The discussions have only just begun, and this is only the start of a long process, the outcome of which will be determined to a large extent by the involvement of everyone concerned. We will keep you informed of developments at the sectorial table on a regular basis.

1 – Les demandes complètes sont disponibles auprès de la QPAT-APEQ et représentantes et représentants syndicaux.

Le 17 décembre, le Comité patronal de négociation pour les commissions scolaires anglophones (CPNCA) a déposé sa contre-offre à notre équipe de négociation de l’APEQ.

C’est avec beaucoup de déception que l’APEQ a reçu cette contre-offre. Si le gouvernement veut valoriser la profession enseignante, ceci n’est pas reflété dans les propositions du CPNCA. En fait, ce dépôt patronal est une attaque directe au professionnalisme enseignant et un accroissement de leurs responsabilités.

Voici quelques-unes des principales exigences :

Pour tous les enseignantes et les enseignants (primaire, secondaire, éducation des adultes et formation professionnelle) :

  • Augmenter le nombre d’heures de présence à 35 heures, et établir que la prestation de travail s’effectue au-delà du temps de présence jusqu’à 40 heures;
  • Augmenter la tâche assignée;
  • Rendre obligatoire le développement professionnel continu et l’inclure dans leurs fonctions générales;
  • Réviser les responsabilités générales de l’enseignante ou de l’enseignant dans la convention collective (leurs rôles au sein de la vie de l’école et dans la culture de collaboration, leur contribution au sein d’une équipe multidisciplinaire à la mission de l’établissement, etc.);
  • Participer de façon obligatoire aux mesures d’insertion professionnelle;
  • Réviser les dispositions relatives aux mouvements de personnel (la notion du rayon de 50 km).

Secteur du primaire et du secondaire :

  • Réviser la formation des groupes (revoir la pertinence de la notion de moyenne, revoir les règles de formation des groupes d’élèves au premier cycle du secondaire, ajout des motifs de dépassement des maximas);
  • Abolir la pondération a priori pour les élèves en difficulté intégrés en classe ordinaire;
  • Augmenter le temps moyen d’enseignement au niveau secondaire;
  • Introduire la notion de responsabilité de l’enseignante ou de l’enseignant d’adapter sa démarche pédagogique en fonction des besoins de chacun des élèves;
  • Réviser l’annexe XXIX (Nombre minimum d’enseignants(es) et d’enseignants(es)-ressources);
  • Réviser les rôles et augmenter les responsabilités des enseignantes et des enseignants;
  • Réviser la définition de la récupération au primaire afin qu’elle puisse être effectuée auprès de tous les élèves de l’école.

Éducation aux adultes :

  • Inclure la possibilité de travail la fin de semaine.

Formation professionnelle :

  • Inclure, dans la semaine régulière de 40 heures, la possibilité de travailler la fin de semaine;
  • Revoir les conditions d’engagement pour le personnel enseignant auprès de la clientèle internationale;
  • Revoir l’obligation d’avoir quatre semaines de « vacances » pendant le mois de juillet.

« Je suis tellement déçue ! Le gouvernement a décidé, une fois de plus, de dénigrer la profession d’enseignant. Les enseignantes et les enseignants ont toujours fait de leurs élèves leur priorité. Lorsque nous améliorons leurs conditions de vie, nous améliorons celle des élèves. Les offres patronales ne contribuent en rien à améliorer les conditions de travail des enseignants ni à améliorer les services aux élèves. Il s’agit d’une proposition d’austérité en période de surplus budgétaire du gouvernement. Nous sommes loin de valoriser la profession enseignante. C’est honteux. »

Heidi Yetman

Présidente de l’APEQ

“Chaque année, nous nous écartons de plus en plus loin.”
Le 13 décembre 2019

Le 12 décembre dernier, le gouvernement Legault a offert au secteur public une augmentation de salaire de 7 % sur cinq ans.

Plus tôt cette semaine, Statistique Canada a publié les salaires des enseignants de partout au Canada pour l’année scolaire 2017-2018.

La publication (disponible ici : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/81-604-x/2019001/tbl/tblc3.1-fra.htm) montre un écart de 13 % entre les salaires des enseignants au Québec et la moyenne canadienne en 2017-2018. Pire encore, par rapport à leurs collègues des autres provinces, les enseignants du Québec auront besoin d’au moins cinq années de service supplémentaires pour atteindre le sommet de leur échelle salariale.

« C’est insuffisant. Cette année, l’inflation au Québec a atteint plus de 2 %. Pour maintenir notre pouvoir d’achat déjà réduit, il nous faudra au moins 2 % par an. Cela ne comprend pas les innombrables autres années où les augmentations salariales étaient insignifiantes et beaucoup plus faibles que l’inflation. Chaque année, nous nous écartons de plus en plus loin. Pourquoi les enseignants ne sont-ils pas respectés dans cette province ? Notre pouvoir d’achat est toujours en baisse. C’est très décevant ! »

Heidi Yetman

Présidente de l’APEQ

Principaux éléments de la demande sectorielle

Les enseignantes et enseignants du Québec veulent voir une amélioration tangible et significative de leurs conditions d’exercice au quotidien. Ainsi, ils veulent :

  • Une composition de la classe offrant des conditions propices à un enseignement et à des apprentissages de qualité;
  • Des services aux élèves correspondant à leurs besoins;
  • Une tâche humainement supportable;
  • Une reconnaissance de leur profession à sa juste et pleine valeur, particulièrement quant à la rémunération;
  • Une réduction du niveau de précarité et de meilleures conditions d’insertion professionnelle afin que la relève ne quitte pas massivement la profession et que les plus expérimentés y restent.

Dans le but de répondre à ces objectifs, les demandes ont été regroupées en cinq grands enjeux, qui se complètent.

MOINS D’ÉLÈVES DANS LES GROUPES

Pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage et permettre une meilleure identification des difficultés des élèves en début de parcours, la FSE et l’APEQ demandent de revoir les règles de formation des groupes en diminuant de la manière suivante les ratios :

  •  Maternelle 4 ans : moyenne de 8 élèves, maximum de 10 élèves (actuellement moyenne de 14, maximum de 17);
  • Maternelle 5 ans : moyenne de 12 élèves, maximum de 14 élèves (actuellement moyenne de 17, maximum de 19);
  • 1re année du primaire : moyenne de 16 élèves, maximum de 18 élèves (actuellement moyenne de 20, maximum de 22);
  • Adaptation scolaire : diminuer les maxima et les moyennes dans les classes spéciales comptant des élèves de différents types.
  • Groupes à plus d’une année d’études : interdire les GPAE dans les écoles comptant 100 élèves ou plus, à moins d’entente entre la  commission scolaire et le syndicat.
  • Éducation des adultes : établir un maximum d’élèves par groupe (actuellement, il n’y en a pas).

COMPOSITION DE LA CLASSE ET ÉLÈVES HDAA INTÉGRÉS

Pour assurer une meilleure composition des groupes, la FSE et l’APEQ proposent une approche novatrice et ciblée, basée sur une réduction du nombre d’élèves par classe dans les endroits où les élèves en difficulté sont plus nombreux (ailleurs qu’en milieu défavorisé).

Ainsi, pour la 2e à la 6e année du primaire, la mesure proposée réduirait le maximum d’élèves par classe pour chacun des degrés d’une même école comptant plus de 20 % d’élèves en difficulté. Pour la 1re à la 3e secondaire, une importante réduction portant à 25 élèves par groupe1 la moyenne à respecter, sans en modifier le maximum, offrirait la flexibilité nécessaire pour ouvrir davantage de groupes dans les écoles où les élèves en difficulté sont plus nombreux.

Les enseignantes et enseignants veulent aussi :

  • Obtenir autant de classes spéciales qu’il est nécessaire pour répondre aux besoins de TOUS les élèves chez qui cette option est jugée la meilleure après évaluation;
  • Réduire la durée du processus de reconnaissance des élèves HDAA;
  • Rendre obligatoire l’obtention de services pour les élèves HDAA à la demande de l’enseignante ou de l’enseignant.

TÂCHE ALLÉGÉE

La lourdeur de la tâche amplifie les problèmes d’attraction et de rétention et explique en bonne partie la pénurie actuelle. Afin d’alléger leur fardeau, les enseignantes et enseignants demandent de réduire leur tâche assignée pour dégager du temps de la façon suivante :

  • Au secondaire, convertir une heure de la tâche complémentaire2 en temps de nature personnelle (TNP);
  • Au primaire, s’assurer que l’enseignement d’une heure par semaine en arts ou en éthique et culture religieuse (ECR) soit assumé par un autre enseignant et remplacer cette heure par une heure de TNP;

1 Au lieu d’une moyenne de 26, 27 et 30, respectivement en vigueur pour la 1re, 2e et 3e secondaire.
2 La tâche d’un enseignant comporte trois catégories de tâches. La tâche éducative est composée du temps d’enseignement, de la récupération, de l’encadrement, de la surveillance des récréations et des activités étudiantes. La tâche complémentaire d’un enseignant est assignée par la direction et comprend le temps de réunions et de concertation avec les collègues, le temps de surveillance des déplacements entre les cours, etc. Le temps de nature personnelle est du temps réservé pour du travail de préparation, de correction, de suivis auprès des parents, etc. Il s’effectue au choix de l’enseignant, mais à l’école.

  • À l’éducation préscolaire, réduire d’une heure et demie le temps de formation et d’éveil pour faire place à des spécialités et remplacer cette heure et demie par une heure de TNP et une demi-heure de tâche éducative autre;
  • Diminuer la tâche éducative des enseignantes et enseignants spécialistes en fonction du nombre de groupes et du nombre d’immeubles dans lesquels ils enseignent;
  • À l’éducation des adultes, inclure 80 heures de suivi pédagogique à la tâche éducative et augmenter à 40 heures le temps réservé aux journées pédagogiques.

Les enseignantes et enseignants du primaire veulent également que soient utilisées à meilleur escient leurs compétences professionnelles à l’intérieur de leur tâche éducative, notamment en y retirant les surveillances, sauf celles prévues pour l’accueil et les déplacements.

Ces demandes constituent des réaménagements du temps de présence à l’école (qui demeure à 32 heures par semaine pour un enseignant dont la tâche est pleine), mais procurent à l’enseignante ou à l’enseignant davantage d’autonomie et de temps utile à consacrer aux élèves, de même qu’à la préparation et à la correction.

RÉMUNÉRATION

Dans un contexte de pénurie de personnel, d’urgence de revaloriser la profession enseignante et de retard important sur les autres provinces canadiennes, la FSE et l’APEQ demandent de hausser la rémunération des enseignantes et enseignants.

Ainsi, à compter du 141e jour de travail de l’année 2019-2020, appliquer une majoration de 8 % à l’échelle de traitement de l’ensemble des enseignantes et enseignants permettrait de rattraper la moyenne canadienne.

Cette majoration de traitement propre aux enseignantes et enseignants s’ajoutera aux demandes salariales formulées sur le plan intersectoriel et applicables à l’ensemble des personnes salariées du secteur public.

PRÉCARITÉ ET INSERTION PROFESSIONNELLE

Dans un contexte de pénurie de personnel et d’abandon de la profession, la FSE et l’APEQ demandent d’améliorer les conditions d’insertion professionnelle des enseignantes et enseignants et celles des enseignantes et enseignants précaires, qui constituent environ 42 % du personnel enseignant :

  • Assurer un mécanisme d’accompagnement (mentorat) à participation volontaire en prévoyant une réduction du temps consacré à l’enseignement pour les personnes mentores et les nouveaux enseignants et enseignantes;
  • Augmenter le salaire de la suppléance occasionnelle;
  • Déplafonner le maximum rémunéré en ajoutant un taux pour les suppléances de plus de 270 minutes, ou de plus de trois périodes de 75 minutes;
  • À la formation professionnelle, prévoir du temps dans la tâche complémentaire pour suivre des cours du baccalauréat en enseignement professionnel.
Téléchargez les propositions patronales (CPNCA)

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Tuile : Impact des revendications sur les salaires des profs