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L’Association provinciale des enseignantes et des enseignants du Québec (APEQ) s’oppose sans équivoque à tout projet de loi qui aura pour effet de discriminer les enseignantes et enseignants actuels ou futurs en fonction de leur croyance religieuse. L’APEQ sera présente auprès de ses membres et les soutiendra dans la protection de leurs droits fondamentaux.  La liberté de religion est garantie par la Charte canadienne des droits et libertés et il appartient à chaque individu de décider s’il souhaite porter ou non un symbole religieux.

L’APEQ affirme que port d’un symbole religieux n’a aucune incidence sur la qualité de l’enseignement qui est dispensée.  Il n’y a eu aucune plainte de la part des organisations membres de l’APEQ en rapport avec le port de symboles religieux dans les écoles publiques, et c’est pourquoi l’APEQ considère que le problème que le gouvernement prétend vouloir régler est inexistant.  L’APEQ pense que la diversité de la société devrait se refléter dans nos écoles de la même façon qu’elle est présente dans la société en général.

Au lieu d’aller de l’avant avec un projet de loi qui divise, le gouvernement de la CAQ devrait montrer du leadership et sensibiliser la société quant à l’importance de la diversité et la tolérance. Historiquement, l’enseignement a été l’une des voies privilégiéesfacilitant l‘intégration de nombreux membres de communautés minoritaires dans la société.  Le projet de loi du gouvernement supprimerait une telle voie pour de nombreuses personnes.

“Le gouvernement de la CAQ envoie le mauvais message dans un contexte où nous devons au contraire s’unir pour combattre la haine et l’intolérance. C’est extrêmement décevant lorsque d’autres problématiques bien réelles et beaucoup plus urgentes devraient être priorisées et abordées dans notre système d’éducation », a déclaré Heidi Yetman, présidente de l’APEQ.

L’APEQ a exprimé son opposition aux propositions concernant le port de symboles religieux dans le passé et continuera de le faire en ce qui concerne le projet de loi actuel.  L’APEQconsidérera les possibles démarches juridiques appropriées pour protéger les droits de ses membres actuels et futurs, si nécessaire.